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Commentaires

rachid

On ne peut pas refaire l'histoire, mais si Belfort avait été annexer par les Allemands ?

http://ble-lorraine.agence-presse.net/?p=109
Pour le maintien du Droit Local en Moselle

En tant qu’anciens territoires annexés, l'Alsace et la Moselle ont pu conserver les avantages du code civil allemand, plus avancé en matière sociale après le Traité de Versailles que le code civil français.

Or, beaucoup de Français considèrent que le Droit Local mosellan serait vraiment « en retard » sur le droit français. Il n’en rien et c’est même le contraire, tant le Droit Local est nettement plus avantageux par certains aspects dans la mesure où il octroie des jours fériés supplémentaires et propose une caisse d’assurance maladie mieux gérée qu’en France.

Le Droit Local mosellan offre ainsi le maintien de la rémunération en cas d’absence. Celui-ci découle de l’article 616 du code civil local et de l’article 63 du code local de commerce. Les salariés du secteur privé ont en effet droit au maintien intégral de leur salaire sans délai et sans condition d’ancienneté lorsque la cause de leur absence n’est pas due à leur fait et qu’elle empêche réellement l’exécution du contrat de travail. La cause de l’absence n’est pas forcément liée à la santé et sa durée n’est limitée que par la jurisprudence (maximum six semaines), même si la force majeure doit être évidente.

En ce qui concerne le repos dominical, l’article 105 b du code professionnel local (loi du 26 juillet 1900) pose le principe de l’interdiction du travail salarié le dimanche et les jours fériés.

Par ailleurs, la Reichsversicherungsordnung de 1911 était une mutuelle complémentaire obligatoire. Aujourd’hui encore, le taux de couverture base de la sécurité sociale alsacienne-mosellane est de 90 % (80 % pour les médicaments remboursés à 35 % en France) et de 100 % pour les hospitalisations (pas de forfait journalier). Ce régime complémentaire est équilibré (alternance entre périodes déficitaires et excédentaires) et payé uniquement par une cotisation sociale supplémentaire des salariés alsaciens et mosellans. En contrepartie, les mutuelles facultatives sont moins chères qu’en France.

Le Droit Local constitue également un gage de solidarité envers les personnes sans ressources. En effet, selon la loi du 30 mai 1908, les communes sont obligées de secourir les personnes habitant sur leur territoire qui sont sans ressource. Chaque commune fixe ainsi le plafond de ressources conditionnant l’octroi de l’aide et choisit la forme de l’aide allouée, en espèces ou en nature (logement, nourriture …). La loi française de modernisation sociale du 1 janvier 2010 a malheureusement abrogé cette disposition et a intégré des mesures spécifiques dans le nouveau code de l’action sociale et des familles.

A la lumière de l'Histoire, des dispositions du code civil et de la supériorité du Droit Local d’Alsace-Moselle dans bien des domaines, il est assez déroutant et humiliant que Paris considère systématiquement ces dispositions comme « arriérées ». S'agit-il d'une méconnaissance de l'Histoire mosellane, de jalousie, ou de l'éternelle vindicte qui veut que lorsqu'un groupe de personnes possède un droit d'avance, on le tire vers le bas plutôt que d'essayer d'aligner tout le monde vers le haut ? Ou est-ce encore une arrogance française qui veut que les lois françaises soient meilleures que toutes, universelles et applicables partout, des anciennes colonies jusqu'à la Moselle ? Il est d'ailleurs « amusant » de constater que ce sont souvent des voix dites « progressistes » ou sociales qui voudraient tirer l'Alsace-Moselle vers le bas.

Nous avons été annexés plusieurs fois, étant un jour Français, un autre Allemand. Lorsque la Moselle était allemande, elle a bénéficié de certains avantages en matière sociale mais aussi en matière religieuse car l'ancien droit concordataire d'origine française était ainsi maintenu.

Le Droit Local fait partie de notre identité et il est impératif de ne jamais s'en séparer.

C’est pourquoi le Groupe BLE Lorraine milite pour la connaissance et la défense du Droit Local. Il entend par ailleurs, en vertu des avantages qu’il procure aux citoyens et à la société, l’étendre à l’ensemble des territoires lorrains.

rachid

Exposition "La Commune - 1871, Paris capitale insurgée"
16/02/2011 - Lu 179 fois

Du 18 mars au 28 mai, l’Hôtel de Ville présente une exposition sur la Commune de Paris de 1871. Plus de 200 gravures, photographies, affiches et manuscrits illustrent les exaltants et dramatiques événements qui se sont déroulés dans la capitale il y 140 ans.

En 1872, Victor Hugo, opposant résolu au Second Empire, publie un recueil de poèmes relatant les événements depuis la déclaration de guerre à la Prusse (juillet 1870) jusqu’à la répression de la Commune (juin 1871) et l’intitule L’Année terrible. Ces douze mois sont en effet parmi les plus tragiques de l’histoire mouvementée de la France au xixe siècle.

Après avoir résisté pendant quatre mois à un siège militaire, Paris subit l’humiliation d’être occupé par l’armée allemande le 1er mars 1871. le 18, la ville se soulève contre les décisions impopulaires de l’Assemblée nationale nouvellement élue et du gouvernement dirigé par thiers qui décide de quitter la capitale pour s’établir à Versailles. le Comité central de la garde nationale parisienne organise alors des élections pour la formation d’une Commune qui s’installe le 28 mars dans l’Hôtel de Ville pavoisé de drapeaux rouges, en présence d’une foule de dizaines de milliers de sympathisants.

Pendant ses quelque 60 jours de gouvernement, la Commune de Paris adopte de nombreux décrets. Certains sont d’effet immédiat (liquidation des termes dus par les locataires ; abolition du travail de nuit ; interdiction des retenues sur les salaires…), d’autres prennent date pour l’avenir (abolition de la conscription ; séparation de l’Église et de l’État ; instruction laïque, gratuite et obligatoire ; organisation du travail…). des mesures symboliques sont exécutées, comme la démolition de la colonne Vendôme.

L’assemblée parisienne, reflet de toutes les tendances révolutionnaires, offre un profil exceptionnellement populaire et jeune. Parmi les élus se trouvent des figures illustres tels l’écrivain Jules Vallès ou le peintre Gustave Courbet. de nombreuses femmes, comme l’emblématique louise Michel, s’engagent dans la lutte et de nombreux réfugiés étrangers combattent pour le mouvement communaliste. Mais l’inorganisation militaire et les dissensions qui éclatent parmi les dirigeants vont rapidement mettre fin à la généreuse utopie des premiers jours.

Les troupes versaillaises entrent dans Paris le 21 mai et reconquièrent la ville en se livrant à une impitoyable répression et à des exécutions sommaires qui causent la mort de près de 20 000 personnes. de sanglantes batailles de rues ont lieu autour des barricades élevées par les communards qui mettent le feu à plusieurs monuments (Hôtel de Ville, tuileries…) dans l’espoir de retarder l’inexorable progression de l’armée régulière. les derniers combats se déroulent dans le cimetière du Père-lachaise le 27 mai, et s’achèvent à Belleville le 28. des milliers de prisonniers sont alors emmenés à Versailles où ils vont attendre leur jugement dans des conditions de détention souvent effroyables.

L’exposition se déroule comme un parcours chronologique illustré et commenté à travers une iconographie variée par ses supports (photographies, affiches, gravures de la presse) et son contenu, objectif ou partisan. Elle se propose d’aider à la compréhension des événements – encore très présents dans la mémoire politique – qui ont eu lieu à Paris de mars à juin 1871 et dont l’Hôtel de Ville fut le théâtre principal. Les quelque 200 œuvres et documents exposés, dont plusieurs manuscrits originaux, proviennent des collections municipales (Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, bibliothèque Marguerite-Durand, musée Carnavalet-Histoire de Paris).

Exposition :
Du 18 mars au 28 mai 2011
Exposition gratuite à l’Hôtel de Ville
Entrée Salon d’accueil, 29 rue de Rivoli 75004 Paris
Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10 h à 19 h

Commissariat :
Pierre Casselle, conservateur général de la Bibliothèque de l’Hôtel de Ville

Une exposition proposée et organisée par :
Le département des expositions, de la direction de l'information et de la communication de la ville de Paris.

rachid

Les Cadet révèlent des souvenirs du front de 1870, restés un siècle dans l'ombre

mardi 25.01.2011, 05:20 - La Voix du Nord
Gérard Cadet a conservé les carnets, qu'il avait toujours connus dans sa famille. Sa belle-fille et son fils les ont publiés au grand jour. Gérard Cadet a conservé les carnets, qu'il avait toujours connus dans sa famille. Sa belle-fille et son fils les ont publiés au grand jour.


Gérard Cadet les a toujours vus chez lui. Des carnets et lettres qui évoquent le quotidien des combattants dans la guerre de 1870, offerts à sa famille pour la remercier de son aide pendant la guerre 1914-1918. Celui qui les avait retranscrits, le Saint-Polois Jules Garçon, alias Georges le Tervanick, est mort à la fin de cette guerre, en 1918. Le récit dont il avait hérité de ses ancêtres revit aujourd'hui, grâce à la famille Blanc-Cadet.

PAR AMANDINE FARAUD

[email protected]

Né à Saint-Pol, Jules Garçon, alias Georges le Tervanick, a vingt ans en 1908, quand il transcrit la dernière page des souvenirs de Dominique Thelliez, troupier dans la guerre franco-prussienne de 1870. Il y ajoute les lettres de son oncle Leopold Foulon, qui fut « mobile » de l'armée en Normandie à la même époque. Dix ans plus tard, il trouve la mort au combat quelques jours avant l'armistice. Sa tante, qui avait conservé ces manuscrits, les a alors offerts à la famille Cadet, des parents éloignés, pour la remercier de son aide pendant la Seconde Guerre mondiale. « Mes parents leur envoyaient des colis de nourriture à Versailles. Ils faisaient passer ça pour des livres », se souvient Gérard Cadet, commerçant saint-polois en retraite.

Lui qui est né à Tachincourt se rappelle encore la ferme de son père, l'engagement de celui-ci dans la Résistance. Et avoir découvert encore enfant l'histoire de son arrière-grand-père, Leopold Foulon, dans ces Souvenirs de l'Année Terrible.
De la fiction à l'Histoire

« Mobile » durant la guerre de 1870, il a envoyé de nombreuses lettres au fil de ses déplacements à sa soeur et son beau-frère, Louis Sénéchal, qui habitaient alors Sainte-Austreberthe. Ce, dès son arrivée au Havre, le 18 septembre 1870 : « Je saisis le premier quart d'heure qu'il m'est possible de trouver pour vous écrire », introduit-il. Le début d'une série de messages envoyés toutes les semaines ou presque, qui retracent son expérience de mobile, mais donnent aussi un aperçu du sort de ces « oubliés » de la guerre de 1870 : « C'étaient des civils envoyés en renfort. Ils étaient mal traités, on les ravitaillait avec les restes de l'armée », raconte Anne-Catherine Blanc-Cadet, belle-fille de Gérard Cadet. C'est elle, avec l'aide de son mari Philippe pour les illustrations, qui a retranscrit les manuscrits. Au départ, pour « sauver des documents de famille ». Mais au fil de la lecture, « l'intérêt historique s'est développé. Et je me suis rendue compte qu'il fallait faire une présentation pour le public. » Professeur de lettres dans les Pyrénées-Orientales et écrivain, elle était plus habituée à écrire des fictions qu'à suivre le chemin de l'Histoire. « Mais je me suis vite prise au jeu, j'avais besoin de comprendre pourquoi on traitait les mobiles comme ça. Et puis, c'est comme un rallye, on veut aller plus loin, découvrir ce qu'il y a sous le caillou. » Avec l'aide d'historiens locaux, elle a remis les récits et lettres dans leur contexte, avec notamment un aparté sur la Garde Nationale Mobile.
Une guerre éclipsée

Dans la première partie, Georges le Tervanick donne la parole au soldat Dominique Thelliez, qui raconte son départ, les combats, le siège de Metz, sa captivité dans le camp d'Ubigaü, en Allemagne, et son retour à Saint-Pol. La seconde partie est consacrée aux lettres de Leopold Foulon à sa famille. Le livre se termine par la retranscription fidèle, fautes de langue incluses, de deux lettres « très touchantes » de mobiles du Pas-de-Calais déplacés dans la famille de l'auteur. Aujourd'hui publiés chez Ramsay, ces textes reprennent vie sous un nouveau jour. Et nous éclairent sur une guerre largement éclipsée par les deux conflits mondiaux qui ont suivi. Un témoignage précieux. •

« Souvenirs de l'Année Terrible », Georges le Tervanick, 15 E, aux éditions Ramsay.

rachid

20.02.2011
IL Y A 140 ANS : « LA COMMUNE » A VANVES

Paul Guillaud, président de la 71éme section de l’UNC Vanves-Malakoff tient toujours à faire dans une partie de son intervention annuelle lors de l’assemblée générale, des rappels historiques : Nous ne reviendrons pas sur le bicentenaire de la célèbre brigade des Sapeurs Pompiers de Paris dont les médias, surtout en Ile de France, vont abondamment traiter, mais plutôt sur la fin de la guerre de 1870, et les heures plus tristes de la Commune de Paris en 1871 qui ont laissé des traces à Vanves et aux alentours. Occasion pour le président Guillaud de remercier le maire et la municipalité de « déposer chaque année une gerbe au monument de 1870 au cimetière. Cette guerre contre les prussiens est malheureusement trop oubliée, et certainement cela préfigure l’oubli futur d’autres sacrifices passés, deux générations nous séparant maintenant de cette période de l’Histoire ».

Le 10 septembre 1870, le conseil municipal de Vanves adresse « ses plus chaleureuses félicitations aux courageux citoyens qui ont bien voulu accepter et prendre en main le gouvernement de la défense de la patrie » alors que six jours plutôt le gouvernement impérial est tombé et un gouvernement provisoire de défense national nommé. l'Empire était sur le point de devenir une monarchie constitutionnelle quand est survenu le désastre provoquant la chute de Napoléon III moins de 2 mois après avoir déclaré une guerre non préparée contre les prussiens, et la création de la IIIéme le 4 Septembre 1870. « Le 25 septembre, le général Trochu inspecte les bivouacs et cantonnements des forts d’Issy et Vanves et constate que les familles et amis envahissent les lieux et que la garnison descend se régaler de frites et de salade dans les bistrots du père Montel à Vanves et chez le père François à Issy. Le 26 octobre le conseil municipal ouvre une souscription pour l’achat de canons pour la défense nationale ! » raconte Paul Gillaud

« Notre commune a souffert notamment lors des bombardements des Forts de Montrouge, Vanves et Issy les 5 et 6 janvier 1871, depuis les batteries en place sur le plateau de Châtillon. Malgré la victoire de Villersexel le 8 janvier, l’empire allemand est proclamé au château de Versailles le 18 janvier 1871. Après un siège qui avait commencé le 18 septembre 1870, le 28 janvier 1871, la chute de Paris est effective et s’engagent des pourparlers de Paix en vue de la capitulation, pourparlers qui seront signés le 26 février. La convention militaire du 28 janvier établira entre les forces françaises et allemandes une ligne de démarcation marquée à Vanves par le Boulevard du Lycée. Les allemands ne l’ont pas dépassée et n’ont pas occupé Vanves. Le conseil municipal siégea normalement durant la guerre ».

« Le 1er Mars les troupes prussiennes entrent dans la capitale et défilent sur les Champs Elysées. Le 18 mars, le gouvernement quitte Paris pour Versailles. Le peuple parisien s'éveille et s'oppose à la troupe venue chercher les canons. C’est l’insurrection de la population parisienne et de la garde nationale. Dès le 20 mars les fédérés occupent les forts de la rive gauche, Vanves et Issy, sous les ordres du Général Eudes. Si les forts de Vanves et d'Issy protègent la ville en 1870, Vanves est en revanche le théâtre d'affrontements sanglants entre les Fédérés et Versaillais durant la Commune. Les combats mettront en œuvre principalement l’artillerie mais aussi des canonnières sur le fleuve et des locomotives blindées ! ». La commune est proclamée le 28 Mars et administrera Paris jusqu’au 20 Mai 1871 : « Son action législatrice est considérable, de nombreuses mesures sont prises et appliquées à Paris pendant les 70 jours qu'elle dura. La plupart furent abolies après la destruction de la Commune. Des mesures d'avant-garde sont décrétées que la République n'a reprises que plusieurs décennies plus tard ».

Dans la nuit du 2 Avril les troupes fédérées de l’armée du centre se massent sur le champ de manœuvre d‘Issy (où il y a l’Aquaboulevard et l’héliport aujourd’hui) et au champ de Mars, et « le 3 avril commence une contre offensive des Insurgés. A la porte de Versailles, la foule se presse pour voir défiler l’armée, aux cris de « Vive la Commune, A Versailles ». Les deux colonnes par la rue d’Issy et la rue Basse arrivent jusqu’aux Moulineaux ou elles se heurtent à la garde républicaine et aux 35° et 42° de ligne. Une retraite précipitée les ramène au fort d’Issy et au séminaire. Les Versaillais s’emparent du cimetière et du Parc d’Issy. Il est alors décidé de fortifier le Lycée dont le proviseur Chevriaux, inculpé d’intelligence avec l’ennemi et écroué à Mazas, n’échappe à la mort que par l’intervention de Louise Michel ! ». IL venait juste de remplacer son prédécesseur, M.Jullien qi venait de prendre sa retraite.

Le 26 avril les Moulineaux sont occupés par les Versaillais. « Au matin du 29 avril, quand les défenseurs du fort de Vanves virent tout autour d’eux les tranchées occupées par l’ennemi, l’inquiétude les prit. Les obus versaillais ne cessaient de tomber, effondrant les casemates, démontant les pièces et couvrant la plateforme de morts et de blessés. Mégy décida l’évacuation. Les canons furent encloués et les trois cents hommes de la garnison prirent la route de Paris. Seul, resta un adolescent de 16 à 17 ans, Dufour, qui obstinément se refusa à toute retraite et se rendit à la poudrière, déclarant qu’il la ferait sauter sous les pas de l’ennemi, si celui-ci approchait. C’est ce jeune brave qui avait raison. Soit par crainte d’une feinte, ou d’une explosion, les Versaillais ne se montrèrent pas, et quand quelques heures plus tard Cluseret se présenta à la tête de bataillons du XIe arrondissement pour réoccuper le fort, il le trouva en la possession de l’héroïque garçon qui reprit modestement sa place dans les rangs de la nouvelle garnison ».

A Vanves, le 4 mai, notre ville est couverte d’obus par l’artillerie versaillaise, l’église est sérieusement touchée. La gare de Clamart tombe aux Versaillais le 5 mai. « Le 9 mai, après des combats autour du « parc des aliénés », Vanves est occupé par le 31° de ligne. Le 12 mai Issy est presque entièrement pris. Dans la luit du 12 au 13 le lycée est enlevé par surprise puis le 13 mai le fort de Vanves tombe et le 21 mai les Versaillais entre dans Paris. Commence la Semaine sanglante, qui se terminera le 28 mai par la fusillade de 147 insurgés au Mur de Fédérés. François Miot , du 24ème de ligne, blessé à la Barrière de Vanves, décédera également ce jour là. 7500 insurgés seront déportés en Algérie ». Ceux qui ont pu revenir du bagne et de l’exil ont créé, voilà plus d’un siècle, l’association des Amis de la Communne (de Paris) dont ce Blog (Vanves Au Quotidien) a parlé récemment en rendant hommage à Georges Munier, « Jojo » qui en faisait parti et dont beaucoup de camarades l’ont accompagné à sa dernière demeure

Monsieur Leplanquais (1870-73) était le Maire de Vanves à cette époque puisqu’il avait été élu le 1er Septembre 1870 en exécution de la Loi du 21 Juillet 1870. « Le conseil municipal rendra hommage à l’attitude du Maire et des adjoints durant la tourmente et le 13 août 1871 le conseil sera renouvelé et Mr Leplanquais réélu comme maire » raconte t-il . Il est vrai que le conseil a pu siéger normalement durant cette période selon Hyppolite Chailley (Vanves des origines au début du XXéme siécle puisqu’il siégea les 29 Septembre, 19 et 26 Octobre et 16 Novembre 1870, puis les 7 Janvier et 5 Février 1871 au cours duquel il nomma une commission pour relever les dégâts occasionnés par les bombardements et des déprédations causées par les troupes. Ils furent évalués en Juin 1871 à la somme de 7 460 frs. « Les dégâts imputables à l’insurrection seront beaucoup plus importants que ceux liés à la guerre » dont l’estimation s’élévera à plus de 104 800 frs de l’époque car non seulement Saint Remy a été touché - « Le clocher de l’Eglise est détruit et sera relevé en 1874 » - mais aussi la mairie (tribunal d’instance), les écoles mais aussi les livres scolaires brûlés ou volés, les rues….

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